Structuration du temps 2

Nous avons vu dans le précédent article que, selon les Maîtres de l’Analyse transactionnelle, il y avait six façons de passer le temps, “en attendant le Père Noël, c’est-à-dire la Mort” (dixit Eric Berne, in “Que dites-vous après avoir dit bonjour ?1”)

icon_carreblue_croix_64pxPersonnellement, je ne partage pas tout à fait cette vision du… Père Noël. Et pas, non plus, tout à fait cette vision de la façon de passer le temps. Car, selon moi, Ces auteurs partent du postulat que ces différentes façons sont liées à l’intensité des échanges, je dirais  l’énergie. Sans tenir compte d’un paramètre qui me semble important. La notion d’agréable ou de désagréable. Ou, pour le dire autrement, la notion de résultat positif ou négatif. Je m’explique…

 

Les 6 façons de passer le temps selon Berne…

Schéma d'Analyse Transactionnelle par Richard Martens. Les 6 façons de passer le temps selon D. Jongeward et P. Seyer.

Schéma d’Analyse Transactionnelle par Richard Martens : Les 6 façons de passer le temps selon Eric Berne, D. Jongeward et P. Seyer.

Nous avons vu que tous les auteurs qui traitent de la gestion du temps se sont tous alignés sur le point de vue d’Eric Berne, à savoir : 6 façons de passer le temps…

Rappelons aussi qu’ici, c’est l’intensité de l’échange qui entre en ligne de compte.

Un auteur comme James Redfield, dans La Prophétie des Andes2, décrit des rapports humains correspondant à la description des Jeux par l’Analyse transactionnelle. A ceci près que James Redfield, parle de 4 types de comportements d’une part, et parle de… L’énergie ! Ce qui donne une approche très intéressante ! Qui recoupe les expressions populaires, comme :

  • Je suis à plat” ;
  • Je n’ai pas d’énergie” ;
  • J’ai besoin de recharger mes batteries” ;
  • etc.

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Ce qui implique, pour “recharger ses batteries”, de pratiquer le Retrait (AT) pour se ressourcer, comme on le dit en PNL3 et en hypnose ericksonienne…

 

Mon principe : y ajouter le positif et le négatif !

Schéma d'Analyse Transactionnelle par Richard Martens. 6 façons de passer le temps : les Jeux.

Schéma d’Analyse Transactionnelle par Richard Martens. 6 façons de passer le temps : les Jeux.

En effet, nous avons pu observer qu’après Eric Berne, que ce soit Thomas Harris, Dorothy Jongeward et Philip Seyer4, ou d’autres auteurs, tout le monde semble d’accord là-dessus : six façons de passer le temps.

Cependant, nous pouvons aussi observer que Berne parle de rapports négatifs à propos des Jeux, tout en ajoutant, à la fin de son livre “Des Jeux et des hommes5”, la description de Jeux qu’il estime… Positifs. Jeux qu’il observe seulement en société, puisque, comme il l’écrit, les personnes qui ont ce type de comportement n’ont pas de raisons de le consulter.

De plus, Eric Berne traite ensuite de l’Intimité comme étant un comportement fortement positif !

 

Que penser des Jeux positifs ?

Schéma d'Analyse Transactionnelle par Richard Martens. 6 façons de passer le temps : l'Intimité.

Schéma d’Analyse Transactionnelle par Richard Martens. 6 façons de passer le temps : l’Intimité.

Alors la question se pose de savoir où placer les Jeux positifs ? Car, en Analyse Transactionnelle, il semble que les Jeux et l’Intimité soient tous les deux très intenses. On peut donc se demander — c’est ce que j’ai fait — si en fait, ce ne serait pas les deux faces d’une même médaille, intense, en négatif/désagréable et en positif/agréable ?

D’autant que les Jeux, à ce jour, ont maintenant une connotation fortement négative. Et je n’ai lu ou entendu nulle part, hormis Eric Berne dans l’ouvrage cité, que les Jeux soient positifs ou puissent l’être.

Actuellement, prononcer le mot “Jeu” — dans le sens de l’Analyse transactionnel, donc avec une majuscule — implique, d’office, un rapport désagréable, générant un état “Bof” ou “Bof bof” au mieux, et au pire un état “Beurk” !

Et personne ne précise quel état génère les quatre autres façons de passer le temps : un état agréable, positif ? Ou un état désagréable, négatif ?


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Les 5 façons de passer le temps… selon moi

Schéma d'Analyse Transactionnelle par Richard Martens. Les 5 façons de passer le temps selon Richard Martens.

Schéma d’Analyse Transactionnelle par Richard Martens. Les 5 façons de passer le temps selon Richard Martens.

En introduisant systématiquement la notion d’attitude positive et d’attitude négative, donc d’énergie négative et d’énergie positive, et en estimant que les Jeux positifs correspondaient à l’Intimité, cela réduit à cinq les façons de passer le temps !

Donc le mot “Jeu” désignerait les rapports négatifs. Et quand les Jeux seraient positifs, ils seraient donc de l’“Intimité”.

Si le terme gêne certaines personnes, cela pourrait être nommée “Sincérité” ou peut-être “Authenticité” ?

Couleurs et symbolisme

Dans ce nouveau tableau, comme graphiste, j’ai coloré le positif en dégradé de jaune (connotation solaire et positive), du centre vers le haut —, ET le négatif en dégradé de gris (connotation négative et neutre ou triste) plus sombre vers le bas.

Et, dans le cadre des noms, et de gauche à droite, j’ai intensifié deux couleurs, puisque nous sommes sur un schéma, donc un choix toujours symbolique, avec :

  • en haut, le jaune pour l’aspect solaire, positif ;
  • en bas, le rouge pour l’aspect violent. La colère ?

Pourquoi le rouge qui connote plutôt la colère, la violence, l’intensité plutôt que le gris ? J’aurais pu, bien sûr, dans les cadres des noms en bas, utiliser le noir, avec les nuances de gris — et la connotation de la tristesse. Cependant, ces gris ne risquaient-ils pas de se “téléscoper” avec les gris verticaux ? Par prudent, et afin de distinguer les nuances “verticales des “horizontales”, j’ai fait ce choix : rouge.

Façons positives ou négatives de passer le temps

Ainsi, avec ces deux options pour chacune des quatre premières façons de passer le temps, on pourrait observer, par exemple, pour :

  • le Retrait : une personne s’isoler pour se ressourcer, méditer (positif) ou pour broyer du noir (négatif) ;
  • le Rituel : une personne sourire en saluant une voisine (positif) ou parler de la pluie et du beau temps en pestant contre le climat (négatif) ;
  • le Passe-temps : des gens se réunir autour d »un pot pour parler de façon agréable (positif), ou se réunir pour dire du mal d’autres personnes (négatif) ;
  • l’Activité : des employés qui agissent pour sauver l’entreprise (positif), ou des membres d’un Conseil d’administration, profiter de l’absence d’un des membres pour l’évincer et lui nuire (négatif).

Les Jeux connoteraient vraiment du négatif, et l’Intimité du positif…

Qu’en pensez-vous ? Merci de me faire part de votre point de vue…

Richard Martens

Texte version 1.1


Notes

J’indique les références de livres qui sembleraient épuisés… Je mets quand même les références, car il est parfois possible de les trouver en occasion, ou en bibliothèque… R.M.

  1. Berne (Éric), Que dites-vous après avoir dit bonjour ?, édition Tchou, coll. “Le Corps à vivre” dirigée par le Dr Jacques Donnars, Paris, 1972, 376 p.
  2. Redfield (James), La prophétie des Andes (The Celestine prophecy), éditions J’ai lu, coll. “Aventure secrète”, Paris, 1994, 320 p.
  3. PNL : Programmation Neuro-Linguistique.
  4. Jongeward (Dorothy) et Seyer (Philip), Gagner dans l’entreprise (Choosing success), InterEditions, Paris, 1980, 344 p.
  5. Berne (Éric), Dr en médecine, Des jeux et des hommes – Psychologie des relations humaines (Game people play), édition Stock, Paris, 1964, 224 p.

 

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Structuration du temps 1

Schéma d'Analyse Transactionnelle par Richard Martens. 6 façons de passer le temps : l'Intimité.

AT – Intimité : schéma par Richard Martens

par Richard Martens

Nous avons tous besoin de signes de reconnaissance, de transactions, d’échanges. En Anglais, ils sont nommé “Stroke”, avec un “S” majuscule1. Cela a été traduit, dans les premiers livres consacrés à l’Analyse transactionnelle, par le terme “Caresse”, ce qui peut sembler ambigüe… C’est pourquoi nous resteront sur le groupe de mots : “signes de reconnaissance”.

Et nous avons aussi tous un fort besoin de structures, souvent de façon inconsciente. Et ce dont tout le monde dispose de façon – presque – égale, c’est du temps.

Eric Berne, le père fondateur de l’Analyse transactionnelle (ou AT), dans l’un de ses livres “Que dites-vous après avoir dit bonjour ?”2, explique que nous avons six façons de structurer le temps. Et que ces six façons impliquent des degrés différents d’implications émotionnelles…

Voyons d’abord une vue d’ensemble, puis nous entrerons dans le détail…

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Analyse Transactionnelle – Les grands axes

Les grandes lignes de l'Analyse transactionnelle. Carte mentale de Richard Martens ©2014.

Les grandes lignes de l’Analyse transactionnelle. Carte mentale de Richard Martens ©2014.

En AT, c’est-à-dire en Analyse transactionnelle, il y a quelques grands axes, que je vous propose de voir dans cet article. Ces axes sont au nombre de quatre :

  1. – Etats du Moi ;
  2. – Transactions ;
  3. – Jeux ;
  4. – Scénarios.

Voyons cela un peu plus en détails…

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AT – Messages conducteurs ou Drivers

AT : 5 messages conducteurs. R. Martens, 2014

AT : R. Martens, 2014

C’est  Taibi Kahler1 qui a conçu, dans le cadre de l’Analyse transactionnelle (AT), la notion de “Drivers”, ou “Messages conducteurs” en Français. C’est pour cela qu’il aurait obtenu un “Prix Eric Berne” décerné par ses collègues. Ces messages conducteurs sont au nombre de cinq. Et ont, très souvent, une action négative dans notre vie. Quatre d’entre-eux correspondent à un type de personnalité, selon Taibi Kahler. Nous en aurions donc tous un dominant, et un deuxième un peu moins fort… Et certains d’entre-nous peuvent avoir, en plus, le cinquième, le “Dépêche-toi” ! Voyons les cinq… Et les principes derrière chaque message pour celle ou celui qui “possède” le message ! À moins que ce ne soit le message qui nous possède  ?

Voyons ces cinq messages… Continuer la lecture

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Désir, peurs, valeurs et rupture amoureuse – 2/2

Voici la fin de cet article en deux parties, et la fin (?) de la relation amoureuse évoquée, entre Hope & Râ…

Je  poursuis donc, pour finir l’analyse psychologique de ces rapports amoureux…

 

Les peurs nous paralysent !

En effet, nos peurs nous paralysent, et freinent, ou stoppent nos actions menées par nos désirs & nos besoins !

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Désir, peurs, valeurs et rupture amoureuse – 1/2

Dans cet article en deux parties, je vais vous conter une histoire. L’histoire d’une rupture amoureuse, dont j’ai été le témoin… Et analyser ce qui me semble les raisons “profondes” de cette rupture amoureuse. En somme, utiliser la psychologie pour comprendre… Pour des raisons éthiques, il va de soi que je joue sur les mots en inventant des prénoms, afin de ne pas gêner les participants de ce récit.

 

Un conte de faits

Nos personnages, dans ce conte, sont Hope & Râ, deux amoureux en couple.  Et Fayçal est le troisième personnage de notre histoire. Voyons les faits de ce conte…

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PNL – Strategie pour definir un objectif – 1

Définir un objectif, tel est le point de départ de toute intervention en PNL. Aussi bien, d’ailleurs, qu’en Hypnose ericksonienne, ou dans d’autres domaines.

Et pour définir un objectif, voire pour l’atteindre — ce qui est le but en principe —, il faut d’abord répondre à trois questions magiques, selon Richard Bandler, le co-fondateur & initiateur de la PNL.

Tout ceci présente la première étape d’une définition d’objectif.

 

Définition d'objectif en PNL selon Richard Bandler : Etat Présent et Etat désiré. Schéma de Richard Martens

Définition d’objectif en PNL selon Richard Bandler : Etat Présent et Etat désiré. Schéma de Richard Martens

 

Première question : que voulez-vous ?

La première question — la flèche grise horizontale sur le schéma — est :

– « Que voulez-vous ? Que désirez-vous ? »

Definition d'objectif : "Qu'est-ce que je veux ?". Schéma de Richard Martens

Definition d’objectif : « Qu’est-ce que je veux ? ». Schéma de Richard Martens

Cette première question permet de connaitre le besoin, le désir de la personne, de savoir ce que nous voulons. Car le verbe “vouloir” implique la volonté ! Et “désirer” implique le désir. Donc cette première question implique de savoir ce que nous voulons. De connaitre “l’état désiré”, ED en abrégé. Qui est synonyme — en PNL — de l’objectif. Sachant, (toujours en PNL), que nous partons de l’état présent, EP en abrégé.

L’objectif, en PNL, est considéré comme précis. Et est distinct du but, qui est considéré comme “flou”.

 

Exercice pratique : “Que voulez-vous ?”

Exercice

Exercice

Avant d’aller plus loin, posez-vous la question :

— « Qu’est-ce que je veux ? »

Prenez une feuille & notez la réponse. Attention : la réponse ne dois pas être “il faut que…”, ou “il serait bon que…”, ou “je dois…”, etc.

Car les verbes “falloir” (il faut, il faudrait, il aurait fallu…) ou “devoir” (je dois, je devrais, j’aurais dû…) impliquent une nécessité ou un devoir. Pas une volonté ! Or, pour définir un objectif, il importe de dire ce qu’on veut vraiment !

 

Deuxième question : de quoi auriez-vous besoin pour y arriver ?

La deuxième question — la flèche bleue sur le schéma — est :

– « De quoi auriez-vous besoin pour y arriver ?

Définition d'objectif : "De quoi ai-je besoin ?". Schéma de Richard Martens

Définition d’objectif : « De quoi ai-je besoin ? ». Schéma de Richard Martens

La réponse permet la découverte des moyens, des ressources à ajouter, pour atteindre l’objectif…

Les moyens peuvent être internes ou externes.

Les moyens internes sont plutôt psychologiques.

Les moyens externes sont de diverses sortes : aide extérieure, mentorat, coaching, apprentissage, cours ou leçons, argent, etc.

 

Exercice pratique : “De quoi avez-vous besoin pour atteindre l’objectif ?”

Exercice

Exercice

Et maintenant, posez-vous la deuxième question :

— « De quoi ai-je besoin pour atteindre l’objectif ? »

Sur cette même feuille, notez la ou les réponses. En prenant soin de distinguer si les moyens sont internes ou externes…

Et comment faire pour avoir accès à ces “ressources”, à ces moyens ? Notez cela aussi…

 

Troisième question : Qu’est-ce qui vous en empêche ?

La troisième question — la flèche orange sur le schéma — est :

– Qu’est-ce qui vous en empêche ?

Définition d'objectif : "Qu'est-ce qui m'en empêche ?". Schéma de Richard Martens

Définition d’objectif : « Qu’est-ce qui m’en empêche ? ». Schéma de Richard Martens

La réponse va amener la découverte des obstacles, des contraintes. Ceci afin de les ôter. Quand c’est possible…

Il y a des obstacles, là encore, qui peuvent être interne ou externes…

Évidemment, pour les ôter, il est possible que l’aide d’un “coach” soit utile, voire indispensable. Tout dépend de  la ou des contraintes qui vont apparaitre lors de ce questionnement…

 

Exercice pratique : “Qu’est-ce qui vous en empêche ?”

Exercice

Exercice

Et enfin posez-vous la troisième question :

— « Qu’est-ce qui m’en empêche ? »

Là aussi, notez la ou les contraintes sur cette feuille.

Et voyez ce qui en ressort. Et comment vous pouvez, maintenant, atteindre votre objectif… Le pouvez-vous seul ? Ou bien devez-vous vous faire aider ? Par un professionnel ? Par un ami ?

 

En résumé de cette première étape d’une définition d’objectif…

Ces trois questions sont seulement le point de départ d’une définition d’objectif ! Parfois, cela peut suffire pour l’atteindre. D’autres fois, c’est le début d’un chemin, plus ou moins long. Tout dépend de l’objectif… Et des réponses !

 

En PNL, il y a aussi un certains nombre de cadres à poser, sur lesquels je reviendrai.

Et bien sûr quelques principes : quatre, cinq, six, voire sept, selon les auteurs ou les organismes de formation… Là aussi, j’y reviendrai !

 

Merci de commenter, de poser des questions, de donner votre point de vue…

Richard Martens

Texte version 1.0


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Modele d’interaction – Ecole de Palo Alto

L’École de Palo Alto a édicté un certain nombre de “lois”. Et a définit des principes concernant les rapports humains.  Dans cet ensemble de règles définissant la communication, l’un d’eux pose l’idée que les rapport humains se résument à deux types d’interaction. Et à deux seulement :

  • l’interaction complémentaire ;
  • l’interaction symétrique.

 

Modèle d'intéraction : complémentaire & symétrique. Schéma de Richard Martens

Modèle d’intéraction : complémentaire & symétrique. Schéma de Richard Martens

Interaction complémentaire

L’interaction complémentaire concerne la notion de différence. Différence dans quel domaine ? Différence dans les rapports humains tout simplement !

Milton H. Erickson appelait ce type d’interaction :

  • position haute &
  • position basse.

Plus tard, Jay Halley a donné un autre nom à ce type d’interaction, en s’inspirant du comportement de Milton H. Erickson. Il l’a nommé :

  • position supérieure &
  • position inférieure.
Interaction complémentaire

Interaction complémentaire

Cela signifie que lors d’une conversation, par exemple, nous parlons à tour de rôle. Ce qui veut dire que le « pouvoir » est tenu alternativement par l’un puis par l’autre… Si un conférencier parle, les spectateurs écoutent…

 

Interaction symétrique

Ce type d’interaction concerne la notion d’égalité. À première vue, on pourrait penser à la notion de justice, d’équilibre. Que nenni ! Ici, il est question de similitude, de comportement identiques. Donc de “pouvoirs” semblables.

Concrètement, comme le montre mon schéma, c’est un peu comme deux mouflons qui s’affrontent en période de rut. Chacune des deux personnes souhaite “mener le débat”.

 

Mon premier ajout personnel : les notions de “positif” et de “négatif”

Il est évident qu’ajouter cette notion d’attitude, de comportement “positif” ou “négatif” double, évidemment, les interactions.

Cependant, quand je parle de comportement “positif” ou “négatif”, je mets des guillemets. Pour quelle raison ? Parce que, pour beaucoup de gens, ces termes (et quelques autres… J’y reviendrai) sont perçus de façon désagréable. Ils sont connotés négativement.

 

Mon second ajout personnel :  les notions de “coopération” & de “compétition”

Comportement symétrique

Comportement symétrique

Dans ces rapports humains, on peut aussi parler de “coopération” par rapport à la notion de “compétition”. C’est pourquoi je préfère ces termes, proposés par Claude Steiner, l’un des pères fondateurs de l’Analyse transactionnelle : “coopération” & “compétition”. Ainsi, cet ajout fait ressortir (visible en petit, vert pâle & rouge pâle sur mon schéma) les quatre interactions.

 

Coopération & compétition dans l’interaction complémentaire

Interaction complémentaire

Interaction complémentaire

Il apparait ainsi un rapport de compétition, de “pouvoir sado-masochiste”. Même si ce rapport est librement consenti. Et un rapport de coopération, d’acceptation, d’écoute, comme dans un rapport “d’amour”, de tendresse, de respect…

 

 

Coopération & compétition dans l’interaction symétrique…

Interaction symétrique

Interaction symétrique

Là aussi, il y a une attitude “négative”, de compétition, comme des mouflons au combat. C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de mammifères en période de rut, pour la survie de l’espèce. J’ai mis en schéma les deux pièces de puzzle en gris bleu pour la compétition. Et j’ai dessiné le coeur, en deux pièces de puzzle en rose, pour une attitude “positive” de coopération, littéralement d’opération, d’action AVEC…

 

Exercice proposé

Icone - Oeil par Richard MartensObservons les comportements dans la vie, ou à défaut dans les télé-réalités, les documentaires & les débats télévisés, afin de voir quand il y a interaction complémentaire ou symétrique.

Et  y a t-il plus souvent compétition ou coopération ? Sachant que les interactions sont changeant selon le moment, & le duo…

Et vous ? Quel est votre dominante ?

Richard Martens

Texte version 1.0

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Visuel, auditif, kinesthesique ? VAKO/G

Chacun de nous enregistre les événements par nos cinq sens, qui captent et filtrent l’information. En PNL, ces sens sont désignés par leur initiale afin d’obtenir l’acronyme VAKO/G. Avec une définition particulière, en PNL, pour le K, le kinesthésique.

Nous utilisons principalement trois d’entre eux : le visuel, l’auditif & le kinesthésique.

VAKOG_1b.logoist Visuel, auditif, kinesthésique ? Le VAKO/G

Donc l’ensemble de ces sens est désigné sous le sigle “VAKO”, ou “VAKO/G”, reprenant les initiales des sens en question. Avec des variantes typographiques, selon les auteurs : VAKO ou VAKO/G ou VAKO(G)… Le “G” est parfois omis, ou mis à l’écart, car ce sens (le goût/le gustatif) rentre très peu en compte lors du vécu des divers évènements. Sauf s’il s’agit d’un repas, d’un goûter…

Pour mémoire, voici ces cinq sens :

  • V pour visuel… pour les yeux, la vue ;
  • A pour auditif… pour les oreilles, l’audition, l’ouïe ;
  • K pour kinesthésique… les doigts, le toucher. Et aussi le ressenti, les sensations, le sens du mouvement ;
  • O pour olfactif… pour le nez, l’odorat ;
  • G pour gustatif… pour la bouche, le goût.

Ces initiales sont utiles lors de prises de notes du décodage, de l’analyse de comportements conscients & inconscients…

 

Cinq sens : cinq “filtres”

Les trois premiers sens sont les plus “répandus”, les plus “utilisés” : visuel, auditif & kinesthésique. Ainsi, chacun utilise ses cinq sens, en ayant, cependant une dominante d’un ou deux d’entre eux…. C’est dans cet esprit que nous “qualifions”, en PNL, de façon “raccourcie”, une personne de visuelle, auditive ou kinesthésique. Ce qui signifie que nous “filtrons” les évènements avec nos sens. Prenons, par exemple, une personne qui aurait une dominante visuelle, avec une tendance auditive. Cette personne sera donc sensible, littéralement, à ce qu’elle verra. Et « accessoirement » à ce qu’elle aura entendu. Et sera moins sensible aux autres sens…

 

Stockage de l’information

Quand nous vivons un évènement, quel qu’il soit, systématiquement, & inconsciemment, nous stockons automatiquement cela sous forme de… souvenirs. Nous nous “fabriquons” une représentation interne des événements, sous forme de “cartes”. Or, ces cartes sont une interprétation de ce que nous avons vécu. Ce n’est pas la réalité. C’est ce qu’écrit Alfred KORZYBSKI1 (1879-1950), avec ses fameuses phrase, comme : “le mot rose n’a pas d’épine”, ou “le mot chien n’aboie pas”. Ou cette phrase qui est un des présupposés de la PNL, probablement la phrase la plus connue :

La carte n’est pas le territoire

 

Ceci n’est pas une pipe

Magritte : Ceci N'est pas une pipe

Peinture de René Magritte : « Ceci n’est pas une pipe ».

C’est dans cet esprit que le peintre surréaliste René MAGRITTE (1898-1967) a réalisé une peinture intitulée “Ceci n’est pas une pipe”. Une anecdote (vraie ?) rapporte qu’un admirateur aurait dit au peintre : – « Mais enfin, Maître, pourquoi ce texte ? Ceci est bien une pipe ! » À quoi René MAGRITTE aurait répondu quelque chose comme : – « Ah bon ? Alors fumez-là ! ». En effet, une peinture réaliste n’est pas la réalité. Il s’agit d’une représentation, aussi réaliste soit-elle, de la réalité, et non la réalité elle-même. De même pour une photographie… Donc, dans un livre, ou sur internet, nous voyons une reproduction (scanner photographique) d’une “interprétation” (peinture ou photo) d’un “objet” réel (humain, animal, objet…)

 

Accès à l’information

Quand nous cherchons dans notre mémoire (dans nos “cartes”), nous utilisons, inconsciemment, un de nos sens préféré. Nous cherchons l’accès à l’information que nous avons stocké en nous. En utilisant un ou deux sens dominants. Et ce ou ces sens apparaissent dans la façon que nous avons d’y accéder. Comment peut-on le savoir ? Tout simplement grâce à ce qu’on appelle la “Carte des yeux”.

“Carte des yeux” : ce sujet sera développé prochainement…

 

Pourquoi des initiales pour VAKO/G ?

Les initiales sont utiles lors de prises de notes du décodage, de l’analyse de comportements conscients & inconscients. Elles sont, en général, couplées avec un “e” minuscule (“e” pour “externe”) quand c’est “observable” directement, ou bien un “i” minuscule (“i” pour “interne”) quand c’est dans la tête de la personne, donc une représentation interne. Dans les deux cas, ils sont mis en exposant.

Exemple externe, pour indiquer que la personne entend un réveil sonner le matin : Ae ou <Ae>, écrit de deux façons différentes, selon chacun… La second manière est peut-être plus claire, puisqu’elle permet de mieux séparer chaque sens noté…

Exemple interne, pour observer que les yeux de la personne indiquent qu’elle se fait une représentation visuelle : <Vi> ou Vi.

EXERCICES CONSEILLÉS

Observons au moins trois fois dans la journée, pendant une semaine, les yeux de nos interlocuteurs lors de discussions, ou pendant de la télé-réalité, afin de voir si leurs yeux sont fixes, ou s’il vont vers le haut (à gauche ou à droite), ou ailleurs… Nous verrons bientôt, plus en détail, ce que cela signifie…

 

Sortie de l’information

Quand nous évoquons un événement, après l’accès à notre information (nos souvenirs), nous nous référons à ces « cartes » (nos souvenirs), & nous usons de nos sens pour en parler. Ou pour décrire… Le nom de cette façon de faire est “système de représentation principal”. Puisqu’il s’agit de notre façon de faire une “représentation” face à la page blanche ou à une ou plusieurs personnes…

Comment savoir quel est le ou les sens dominants ? Grâce à ce qu’on appelle les “prédicats”.

Les prédicats

Qu’est-ce qu’un prédicat ? C’est un mot, ou un groupe de mot : un nom commun, un verbe, une expression… Et nous pouvons observer que ces mots reflètent un de nos cinq sens.

À noter qu’il existe une sixième catégorie qui n’évoque aucun des cinq sens. Cette catégorie se nomme : “non-spécifique”, puisque les mots employés ne spécifient aucun des cinq sens ! Cela s’observe très souvent dans les discours politiques, ou chez les grands commis de l’état, qui ont appris à développer des discours “impersonnels”. c’est-à-dire des paroles qui ne font appel à aucun de nos sens !

Prédicats : ce sujet sera développé plus tard…

EXERCICES CONSEILLÉS

Écoutons trois fois par jour pendant une semaine, les paroles de nos interlocuteurs lors de conversations, ou pendant des émissions de radio ou de télé-réalité, afin d’entendre les mots employé & de prendre conscience qu’il entrent dans une catégorie : visuelle, auditive, kinesthésique, etc. Ainsi que d’observer quand il y a les mots “non-spécifiques, bien évidemment. Nous verrons bientôt plus en détails le vocabulaire par catégories… de sens !

 

Dominante d’un sens en occident ?

Il est estimé, en occident, qu’environ 45 à 50 % de la population occidentale est principalement visuelle dans ses accès à l’information. Le reste de la population se partage entre les auditifs & les kinesthésiques. Avec un faible pourcentage pour les kinesthésiques…

Aussi, pouvons-nous, dès maintenant commencer à prendre conscience de ce que chacun de nous présentons aux autres lors d’un contact. D’ou l’importance des mots pour qui sait entendre ! Même si les mots, le verbal représente 7 % de la communication !

 

Nous verrons prochainement que les mots ont, malgré ce faible pourcentage, une très grande importance. À condition de les utiliser à bon escient, et en respectant certains principes & certaines valeurs…

Cet article a t-il été compréhensible pour vous ? Avez-vous des remarques, des critiques, des demandes ? Merci de me laisser un commentaire, ci-dessous…

Richard Martens

Version 1.0


Note

  1. Alfred Korzybski (1879-1950) est le créateur de la sémantique générale, laquelle a influencé William BURROUGHS (romancier), Alfred Elton VAN VOGT (1912-2000, auteur de Science-fiction, et du cycle « Le Monde du non-A », Isaac ASIMOV (S.-F), Robert A. HEINLEIN, Frank HERBERT (S.-F), L. Ron HUBBARD (S.-F, fondateur de la scientologie), John W. CAMPBELL, John GRINDER (PNL), Alejandro JODOROWSKY (cinéaste, auteur, scénariste…), Alan WATTS (philosophe), Gregory BATESON (anthropologue, sociologue), Moshe FELDENKRAIS, Boris VIAN (écrivain), etc.

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Etat du moi Adulte

Voici la troisième & dernière partie de l’Analyse structurale de second ordre, concernant les États du moi : l’État du moi Adulte. Là encore, il s’agit d’entrer dans les nuances des comportements observables chez soi & chez les autres, à tous âges…

En voici un schéma, résumé du tout, ci-dessous…

AT_Analyse structurale de 2e ordre. Schéma : ©Richard Martens

AT_Analyse structurale de 2e ordre. Schéma : ©Richard Martens

 

Etat du moi Enfant

AT_Etat du moi Enfant. Schéma : ©Richard Martens

AT_Etat du moi Enfant. Schéma : ©Richard Martens

Pour mémoire, nous avons vu que nous développons d’abord une personnalité Enfant. Avec des nuances…

l’Enfant Spontané (ou Enfant Libre), a pour fonction principale la spontanéité, & l’intimité, dans le sens de l’amour de soi & de son prochain.

Puis, petit à petit se forme un… Enfant Adapté. Qui peut être : soit soumis, c’est l’Enfant Adapté Soumis, soit rebelle, c’est l’Enfant Adapté Rebelle. Ce sont les parties qui nous permettent d’apprendre & de modéliser.

Enfin, le Petit Professeur (PP sur le schéma ; la partie créative) fait son apparition… Avec la créativité, l’intuition & la conscience

 

L’état du moi Parent

AT_Etat du moi Enfant. Schéma : ©Richard Martens

AT_Etat du moi Enfant. Schéma : ©Richard Martens

En regardant & en écoutant ses parents & l’entourage, nous modélisons notre Parent. Qui “contrôle”

Et nous développons un Parent Nourricier, qui va nourrir & protéger. Et qui, parfois, veut… beaucoup aider, voire “couver”, surprotéger.

Et un Parent Critique ou Parent Censeur (selon les auteurs)… Qui, comme son nom l’indique, critique & censure !

 

L’état du moi Adulte

AT_Etat du moi Adulte. Schéma : ©Richard Martens

AT_Etat du moi Adulte. Schéma : ©Richard Martens

Cette partie est celle que nous développons lentement, au fil des années. Certains dirons qu’il est difficile de le modéliser… Faute de modèles ! Il est vrai qu’être Adulte n’est pas chose aisée…

L’État Adulte, c’est donc la prévision ! Le siège de la rationalité, de la logique & de la conscience

Cela correspond à une attitude de logique, qui peut aller jusqu’à la “froideur” & l’indifférence. C’est une partie logique, rationnelle, qui est totalement éloignée des émotions.

 

En résumé, d’un autre point de vue…

En terme de cerveaux, les état Enfant & Parent sont directement liés au cerveau reptilien, siège des émotions fortes (peur, joie, colère, tristesse) & au cerveau limbique, siège des sentiments, des sensations & des rapports humains & sociaux.

Le cerveau limbique est celui des mammifères. Ce que ne possèdent pas les reptiles…

Et nous autres humains, outre les deux cerveaux précédents, possédons aussi le cerveau néo-cortex, siège de la pensée, de la logique, de l’intellect. Comme l’État Adulte.

 

Exercices pratiques

Observons, lors de débats télévisés par exemple, et dans notre entourage, ces changements de comportements, qui peuvent survenir très vite & plusieurs fois en très peu de temps.

Les comportements correspondant aux divers états du moi sont aussi visible dans des vidéos sur internet, dans des documentaires, des débats, des entretiens…

C’est aussi observable dans certaines pièces de théâtre, certains films, certains scketches quand l’auteur, le scénariste, le dialoguiste, l’humoriste est très observateur, et retranscrit ces changements, par le biais des dialogues & du ton des personnages.

Je ferais bientôt des liens avec des vidéos, visibles sur internet. Et aussi des auteurs comme Molière, par exemple…

 

Richard Martens

Texte version 1.0


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