Visuel, auditif, kinesthesique ? VAKO/G

Chacun de nous enregistre les événements par nos cinq sens, qui captent et filtrent l’information. En PNL, ces sens sont désignés par leur initiale afin d’obtenir l’acronyme VAKO/G. Avec une définition particulière, en PNL, pour le K, le kinesthésique.

Nous utilisons principalement trois d’entre eux : le visuel, l’auditif & le kinesthésique.

VAKOG_1b.logoist Visuel, auditif, kinesthésique ? Le VAKO/G

Donc l’ensemble de ces sens est désigné sous le sigle “VAKO”, ou “VAKO/G”, reprenant les initiales des sens en question. Avec des variantes typographiques, selon les auteurs : VAKO ou VAKO/G ou VAKO(G)… Le “G” est parfois omis, ou mis à l’écart, car ce sens (le goût/le gustatif) rentre très peu en compte lors du vécu des divers évènements. Sauf s’il s’agit d’un repas, d’un goûter…

Pour mémoire, voici ces cinq sens :

  • V pour visuel… pour les yeux, la vue ;
  • A pour auditif… pour les oreilles, l’audition, l’ouïe ;
  • K pour kinesthésique… les doigts, le toucher. Et aussi le ressenti, les sensations, le sens du mouvement ;
  • O pour olfactif… pour le nez, l’odorat ;
  • G pour gustatif… pour la bouche, le goût.

Ces initiales sont utiles lors de prises de notes du décodage, de l’analyse de comportements conscients & inconscients…

 

Cinq sens : cinq “filtres”

Les trois premiers sens sont les plus “répandus”, les plus “utilisés” : visuel, auditif & kinesthésique. Ainsi, chacun utilise ses cinq sens, en ayant, cependant une dominante d’un ou deux d’entre eux…. C’est dans cet esprit que nous “qualifions”, en PNL, de façon “raccourcie”, une personne de visuelle, auditive ou kinesthésique. Ce qui signifie que nous “filtrons” les évènements avec nos sens. Prenons, par exemple, une personne qui aurait une dominante visuelle, avec une tendance auditive. Cette personne sera donc sensible, littéralement, à ce qu’elle verra. Et « accessoirement » à ce qu’elle aura entendu. Et sera moins sensible aux autres sens…

 

Stockage de l’information

Quand nous vivons un évènement, quel qu’il soit, systématiquement, & inconsciemment, nous stockons automatiquement cela sous forme de… souvenirs. Nous nous “fabriquons” une représentation interne des événements, sous forme de “cartes”. Or, ces cartes sont une interprétation de ce que nous avons vécu. Ce n’est pas la réalité. C’est ce qu’écrit Alfred KORZYBSKI1 (1879-1950), avec ses fameuses phrase, comme : “le mot rose n’a pas d’épine”, ou “le mot chien n’aboie pas”. Ou cette phrase qui est un des présupposés de la PNL, probablement la phrase la plus connue :

La carte n’est pas le territoire

 

Ceci n’est pas une pipe

Magritte : Ceci N'est pas une pipe

Peinture de René Magritte : « Ceci n’est pas une pipe ».

C’est dans cet esprit que le peintre surréaliste René MAGRITTE (1898-1967) a réalisé une peinture intitulée “Ceci n’est pas une pipe”. Une anecdote (vraie ?) rapporte qu’un admirateur aurait dit au peintre : – « Mais enfin, Maître, pourquoi ce texte ? Ceci est bien une pipe ! » À quoi René MAGRITTE aurait répondu quelque chose comme : – « Ah bon ? Alors fumez-là ! ». En effet, une peinture réaliste n’est pas la réalité. Il s’agit d’une représentation, aussi réaliste soit-elle, de la réalité, et non la réalité elle-même. De même pour une photographie… Donc, dans un livre, ou sur internet, nous voyons une reproduction (scanner photographique) d’une “interprétation” (peinture ou photo) d’un “objet” réel (humain, animal, objet…)

 

Accès à l’information

Quand nous cherchons dans notre mémoire (dans nos “cartes”), nous utilisons, inconsciemment, un de nos sens préféré. Nous cherchons l’accès à l’information que nous avons stocké en nous. En utilisant un ou deux sens dominants. Et ce ou ces sens apparaissent dans la façon que nous avons d’y accéder. Comment peut-on le savoir ? Tout simplement grâce à ce qu’on appelle la “Carte des yeux”.

“Carte des yeux” : ce sujet sera développé prochainement…

 

Pourquoi des initiales pour VAKO/G ?

Les initiales sont utiles lors de prises de notes du décodage, de l’analyse de comportements conscients & inconscients. Elles sont, en général, couplées avec un “e” minuscule (“e” pour “externe”) quand c’est “observable” directement, ou bien un “i” minuscule (“i” pour “interne”) quand c’est dans la tête de la personne, donc une représentation interne. Dans les deux cas, ils sont mis en exposant.

Exemple externe, pour indiquer que la personne entend un réveil sonner le matin : Ae ou <Ae>, écrit de deux façons différentes, selon chacun… La second manière est peut-être plus claire, puisqu’elle permet de mieux séparer chaque sens noté…

Exemple interne, pour observer que les yeux de la personne indiquent qu’elle se fait une représentation visuelle : <Vi> ou Vi.

EXERCICES CONSEILLÉS

Observons au moins trois fois dans la journée, pendant une semaine, les yeux de nos interlocuteurs lors de discussions, ou pendant de la télé-réalité, afin de voir si leurs yeux sont fixes, ou s’il vont vers le haut (à gauche ou à droite), ou ailleurs… Nous verrons bientôt, plus en détail, ce que cela signifie…

 

Sortie de l’information

Quand nous évoquons un événement, après l’accès à notre information (nos souvenirs), nous nous référons à ces « cartes » (nos souvenirs), & nous usons de nos sens pour en parler. Ou pour décrire… Le nom de cette façon de faire est “système de représentation principal”. Puisqu’il s’agit de notre façon de faire une “représentation” face à la page blanche ou à une ou plusieurs personnes…

Comment savoir quel est le ou les sens dominants ? Grâce à ce qu’on appelle les “prédicats”.

Les prédicats

Qu’est-ce qu’un prédicat ? C’est un mot, ou un groupe de mot : un nom commun, un verbe, une expression… Et nous pouvons observer que ces mots reflètent un de nos cinq sens.

À noter qu’il existe une sixième catégorie qui n’évoque aucun des cinq sens. Cette catégorie se nomme : “non-spécifique”, puisque les mots employés ne spécifient aucun des cinq sens ! Cela s’observe très souvent dans les discours politiques, ou chez les grands commis de l’état, qui ont appris à développer des discours “impersonnels”. c’est-à-dire des paroles qui ne font appel à aucun de nos sens !

Prédicats : ce sujet sera développé plus tard…

EXERCICES CONSEILLÉS

Écoutons trois fois par jour pendant une semaine, les paroles de nos interlocuteurs lors de conversations, ou pendant des émissions de radio ou de télé-réalité, afin d’entendre les mots employé & de prendre conscience qu’il entrent dans une catégorie : visuelle, auditive, kinesthésique, etc. Ainsi que d’observer quand il y a les mots “non-spécifiques, bien évidemment. Nous verrons bientôt plus en détails le vocabulaire par catégories… de sens !

 

Dominante d’un sens en occident ?

Il est estimé, en occident, qu’environ 45 à 50 % de la population occidentale est principalement visuelle dans ses accès à l’information. Le reste de la population se partage entre les auditifs & les kinesthésiques. Avec un faible pourcentage pour les kinesthésiques…

Aussi, pouvons-nous, dès maintenant commencer à prendre conscience de ce que chacun de nous présentons aux autres lors d’un contact. D’ou l’importance des mots pour qui sait entendre ! Même si les mots, le verbal représente 7 % de la communication !

 

Nous verrons prochainement que les mots ont, malgré ce faible pourcentage, une très grande importance. À condition de les utiliser à bon escient, et en respectant certains principes & certaines valeurs…

Cet article a t-il été compréhensible pour vous ? Avez-vous des remarques, des critiques, des demandes ? Merci de me laisser un commentaire, ci-dessous…

Richard Martens

Version 1.0


Note

  1. Alfred Korzybski (1879-1950) est le créateur de la sémantique générale, laquelle a influencé William BURROUGHS (romancier), Alfred Elton VAN VOGT (1912-2000, auteur de Science-fiction, et du cycle « Le Monde du non-A », Isaac ASIMOV (S.-F), Robert A. HEINLEIN, Frank HERBERT (S.-F), L. Ron HUBBARD (S.-F, fondateur de la scientologie), John W. CAMPBELL, John GRINDER (PNL), Alejandro JODOROWSKY (cinéaste, auteur, scénariste…), Alan WATTS (philosophe), Gregory BATESON (anthropologue, sociologue), Moshe FELDENKRAIS, Boris VIAN (écrivain), etc.

À propos de Richard Martens

Illustrateur & graphiste de formation (Ensad de Paris & Ensba de Paris). Intéressé par la psychologie dès la pré-adolescence. Passionné par l’Analyse transactionnelle dans les années 70. En 1993, formé à la PNL (à l’IFPNL, puis au Dôjô), ainsi qu’à l’hypnose ericksonienne, au PCM… A cela s’ajoute un amour pour le dessin, la peinture (Ensad et Ensba) et la prestidigitation (Afap, CMP, FFAP)…

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